playmobil

"Kikoo copain Flipper, viens rider avec moi!"

 

            Allez, je me lance, ça fait un moment que je cherche des gens à dézinguer et que je m'échauffe. Bon et bhen, un truc facile, ouais; parce que j'ai pas trop envie de me salir les mains. Hmm, bingo, les surfeurs, les skateurs, les longboardeurs, les planches à voileurs et…et?! Et même, source wikipédia: "Chariot de supermarché (Notamment dans les descentes ou poussés par un ou plusieurs coéquipiers, parfois 3 ou 4)"!! Non, vous ne rêvez pas: des chariotteurs! Ces gens-là vont très (trop?) loin. Je ne cite pas la liste méga longue des différents "sports de glisse" comme ils disent et ça fait trop classe, parce qu'il y en a beaucoup et c'est chiant. Je vais m'attaquer aux plus répandus, hein, parce que je suis pas sportive, encore moins de glisse donc j'y connais pas grand-chose à part ce que je vois et constate. Et c'est bien suffisant pour garnir mon article: Aloha les surfeurs/euses!

  1. La tenue vestimentaire:

Tout dépend de l'endroit où la dite personne se situe. Si elle se tient sur la plage, en mode chill, elle sera vêtue -si c'est un homme- d'un sort de bain arrivant au-dessus du genou de marque billabong, ripcurl, quiksilver et j'en passe. En gros les marques de ton sac de cours du lycée, quoi. L'homme surfeur ne portera rien d'autre que ce short et un collier….(non je ne vais pas sortir la dent de requin, vue, vue et revue!) mais quand même certains gros nazes portent sûrement une putain de fausse dent de requin en plastoc autour du cou! Nan, ils vont porter un collier avec un pendentif en bois bio, probablement- parce que le rapport à la nature tout ça tout ça. Et puis surtout, aller faire du surf avec une vieille chaîne en faux argent, bhen ça rouille et ça fait crado. Il porte le cheveu mi long ou long, la couleur variant entre le châtain clair, blond cendré à blond platine: parfois il arbore un dégradé de ces différentes couleurs. "Mais c'est le sel de la mer et le soleil du ciel qui me donne ces reflets dorés!" Nan, nan c'est Jean-Louis David et ses produits chimiques, connard. La surfeuse, sur la plage en mode chill, elle porte son haut de maillot de bain (pas de monokini chez les rideuses de la mer) avec un mini short billabong, ripcurl, quiksilver, banana moon et j'en passe. Elle porte une fleur dans ses cheveux, je vous le donne en mille, laquelle? …Une jolie fleur d'hibiscus! Et bien sûr, un joli collier au pendentif en bois pour les mêmes raisons expliquées plus haut. Elle est bronzée comme toi tu ne le seras jamais, sauf si tu es "métisse d'ibiza". Elle porte le cheveu long, elle ne va pas chez le coiffeur, non, elle laisse la nature faire son travail. La couleur est bien souvent blond cendré, doré, cuivré, platine mais blond dans tous les cas. Un peu rêches dans la mer à cause du sel mais sur la plage ils sont tout doux grâce à Garnier Ultra Doux à la noix de coco des îles! Quand ils surfent la wave, quand ils rident la mer; ils sont en combi-moches-moulantes-grises intégrales ou pas; et s'ils surfent à Tahiti, ils surfent en maillot –de marque, pour gagner de l'argent grâce au sponsor- et arbore fièrement leur corps travaillé par la mer. En tenue de civile, ils sont juste habillés avec un tee-shirt ou débardeur en plus, mais ça n'est qu'un détail. Seulement, c'est là, en espace public, qu'on se rend compte…qu'ils sont casse couilles!

  1. L'attitude du surfeur, tout un art:

En société, le surfeur/euse a l'impression d'être encore perché sur sa vague, ou d'être perché tout court quand t'entends les conneries qu'ils peuvent raconter. Il/elle ne pense et ne vit que vents et marées. Il sent le sel, elle pense météo; ils parlent en anglo-hawaïen et ne boivent que des boissons à base de fruits exotiques: mangues, papayes, kiwis, pommes ou poires. Très peu d'alcool pour eux le samedi soir puisque le lendemain, ça se lève tôt pour choper un "super bowl" (jeu de mots ramucho!) ou le meilleur "pointbreak". Ouais, j'avoue, j'ai dû chercher un peu sur internet pour balancer deux expressions de surfeurs, à la con. Et ça ne fait que confirmer le ridicule de leur vocabulaire…J'ai quand même appris qu'on appelait les nanas qui font du surf de la même manière que la nana relou de Pokémon (Je vous laisse deviner de qui je parle). Ce qui, en soi, convient plutôt bien!

Le/la surfeur/euse se la joue grave protection de la nature et ami(e) des animaux. Du moins il/elle limite sa protection de la nature à la plage et la mer et les animaux à tous ceux qui sont sur terre. "Hein, parce que les connards de requins qui viennent nous bouffer les jambes et les bras, ou nous bouffer tout court; je veux bien leur faire sauter la mâchoire!". Nan mais quelle idée aussi de venir nager le long des côtes, y'a des gens qui surfent merde! Et puis les requins c'est méchant, on le sait tous, ça mange des phoques et parfois des enfants qui savent pas nager alors un bon coup de fusil dans le museau ou direction un zoo (haaaa ça rime!) et on en parle plus. Le/la surfeur/euse est plus "dauphin", c'est un peu son animal totem. Quand il/elle était petit(e), il/elle le portait autour du cou...mais si rappelez-vous, c'était ça ou des mini tétines pour bébé (glauquy, glauquy!):

dauphin

                       

D'une beauté rare, déjà le/la surfeur/euse avait du goût.

 

  1. Technique de séduction du surfeur/de la surfeuse:

Une chose est sûre, on leur demande pas d'être intelligent. On leur demande de savoir jouer de la guitare au coin d'un feu sur une plage de sable chaud, de jouer un air folk de surfeur, ou de savoir jouer de la "surf-music" (OUI, ça existe! Bordel!) genre les beach boys ou …The surfaris. Putain…ils ont osé, quoi. C'est quoi ce nom de merde? Le type a juste à exhiber ses pectoraux bronzés, à jouer le type solitaire avec le regard perdu dans les vagues de la même couleur que ses yeux. Wouaw comment c'est trop poétique. La nana, on lui demande juste d'être une bonnasse, qui nous regarde avec un air de défi genre "moi je suis une sportive, tu vois, et je te prends quand tu veux sur une vague! Enfin… tu m'as comprise, quoi!" Elle peut chanter à la limite, mais elle doit surtout avoir l'air un brin mystérieuse et sauvage mais pas trop longtemps, non plus. Ouais, en fait, comme on comprend rien à leurs conneries de sports de glisse, bhen on peut pas discuter avec eux et comme je converse pas avec les esprits de la mer ou de la forêt (je m'appelle pas Pocahontas!) bhen je préfère quand ils ferment leur gueule, c'est plus séduisant. Et qu'ils payent des cocktails. Et qu'ils jouent les profs de sport. Par contre, qu'ils n'essaient pas de parler culture, sciences ou économie. Déjà parce que parler économie c'est relou et parce que je vois pas bien ce qu'ils pourraient connaître sur le sujet. Comment ça j'insinue que les surfeurs/euses sont stupides?! Mais non, je dis juste que c'est mieux quand chacun reste à sa place à faire ce qu'il sait faire de mieux, c'est tout. Et puis, bon, ils ont pas trop à se plaindre; elle marche leur technique c'est juste qu'ils doivent éviter de tomber sur quelqu'un d'intelligent, du moins assez pour se rendre compte qu'un week-end, en été, avec un(e) surfeur/euse c'est marrant mais toute l'année…pire, toute la vie…non merci!

  1. La vie quotidienne d'un(e) surfeur/euse:

Bhen ça se résume à pas grand-chose, hein. Faire des "Aerial", des "back flip", des "cut back", ou encore des "el rolo drop knee" à prononcer avec un vieil accent hispanique de mafioso. Ils passent leur temps à nous bassiner avec "Ouais nan, je peux pas aller surfer là, la mer est trop mushy. Demain, elle sera plus glassy, ça va être trop smooth swag quoi!" "Ha ouais trop super great quoi mais t'es pas obligé de parler comme Jean-Claude Van Damme espèce d'abruti!" Et ils te bassinent avec leur matos, leurs futures vacances à Hawaï ou Tahiti ou Miami; enfin n'importe quel endroit en "I" où tu peux surfer. Le matin, le/la surfeur/euse mange vitaminé: fruits, jus; jus, fruits mais pas de grosse tartine de pâte à tartiner (DUGRONUTELLAOUI!), pas de café, c'est pas bon pour la santé. Le/la surfeur/euse se donne des airs cools, pas de prises de tête: "Un corps sain dans un esprit sain"…heu, c'est pas plutôt l'inverse? À tous les coups, ça ne mange plus d'animaux (sauf du requin, avec un malin plaisir à le mâcher!), et si ça boit pas d'alcool t'inquiètes qu'à mon avis, en bon amoureux de la nature; ça doit fumer des plantes! "Nan mais c'est naturel, c'est pour que je feel mieux le wind et la mer, tu comprends?" Azy, t'es trop teubê, va fumer ta vieille weed au sel marin.

 

Bon, bhen voilà, en gros, les gens qui font du sport de glisse, c'est pas trop mes potes quoi. Ils me saoulent comme toutes les autres personnes citées dans les précédents articles…oui, c'est ça, tout à fait: j'aime personne!

(…et je sais pas faire de surf et je vous emmerde!)

Glissement vôtre